Causses Cévennes 2008 avec TeamFooT
Equipage n°28, Gilles Fournier et Didier Bailleux, Lotus Elan coupé S3 1967
Catégorie tourisme

C’est à l’initiative de Philippe Ouanson que nous nous trouvons dans les Cévennes pour faire connaissance avec TeamFooT et participer à ce rallye.
Guy Adam nous accueille. Je connaissais un peu Guy à distance, ayant également dans mes projets de restauration un Djet René Bonnet. Nous avions eu des échanges sans savoir à l’époque que nous avions en commun l’amitié de Philippe. Le monde de l’automobile ancienne est petit. Inscrits également avec TeamFooT, je pense retrouver Gérard Auffray et François Savary que j’ai déjà rencontrés plusieurs fois. Malheureusement leur Djet leur fait une mauvaise farce et ils seront absents.


Mon expérience de ce type de rallye se limite à une place de copilote en navigation dans le Brittany Trophy l’an dernier. Didier a participé 3 fois au « milles bornes » il y a quelques années. J’ai inscrit ici l’auto dans la catégorie tourisme suite à ma modeste expérience du Brittany et parce que mon copilote initialement prévu devait être mon fils sans aucune expérience. En découvrant le road book impeccable, je me dis que j’ai peut-être joué « petit jeu » En effet au Brittany et dans d’autres rallyes le road book est truffé d’astuces, pièges qui rendent la seule partie navigation propice au « jardinage » ce qui n’est pas le cas ici. Il est certain qu’outre le choix délibéré des organisateurs du Causses Cévennes de concevoir un road book clair, la topographie ne permet pas des changements de direction aussi fréquents qu’en plaine. Finalement nous ne regretterons pas notre choix, qui sans faire d’excès nous autorise à rouler à notre main.

On a fait connaissance des équipages, ceux de TeamFooT et les autres, un cours de maths (quelle idée de vouloir être copilote !) un déjeuner sympa (ce sera évidemment sympa du début à la fin, faut il le préciser ?) et nous voilà au départ, l’auto décorée des autocollants, plaques de rallye et numéros de course, on s’y croirait !

 Nous avons le dernier numéro, donc derniers à partir, suivis de la R12 break d’assistance voiture balai de Ratier compétition avec à bord Jeannot et Dodo qui méritent d’être connus pour leurs compétences et leur bonne humeur. Petit souci dès la 1ère zone de régularité : un crissement désagréable que je localise à la roue avant gauche, on a dû manger un gravier. Etant en tourisme on peut se permettre de s’arrêter, on trouve un bas coté accueillant et on sort le cric. J’en suis à chercher ce gravier que je ne vois pas quand la R12 arrive et Jeannot trouve immédiatement où se niche ce minuscule gravier.  Je vous le dis : avec des numéros sur les portières et l’assistance qui suit, on va s’y croire !

On a pris un peu de retard, super ! On peut rouler sans être limité par les concurrents qui doivent respecter la moyenne de régularité. On va bien sur finir par les rattraper. Durant tout le rallye on suivra parfois des concurrents dans ces zones de régularité et ça nous fait un peu mal au cœur de voir certaines autos qui ont été autrefois des bêtes de rallye obligées de rouler très lentement en ligne droite pour respecter cette moyenne. On ne pourrait pas multiplier par 2 ?


Nous ne doublerons personne sur la route, sauf 2 concurrents qui nous laissent volontairement
le passage mais nous profitons des files d’attentes aux départs des zones de régularité pour passer devant, rouler à notre convenance (toujours raisonnablement) et s’arrêter dans un coin sympa pour regarder passer les autres concurrents et faire quelques photos. Bref, on est en catégorie tourisme, on fait du tourisme ! Ni Didier ni moi ne connaissions vraiment cette région, on se doutait que c’était beau et c’est superbe !


Ce mode de fonctionnement va rester le notre pendant les 4 étapes. Pas d’autre souci sur
l’auto, à part le robinet de chauffage qui ne ferme pas complètement. Vu la météo, on n’avait pas besoin  de chauffage et c’est un peu désagréable. L’Elan talonne sur ces revêtements assez bosselés, le tube d’échappement nous rappelle de temps en temps à l’ordre. La mémoire me revient : elle a toujours talonné facilement.  Avec mes incertitudes sur la fiabilité j’ai prévu un peu large coté caisse à outils dans le coffre, je n’ai pas non plus maigri avec les années, donc l’arrière est un peu lourd.

Entre les étapes, il y a les retours à Nant, les conversations, les repas conviviaux : on n’est pas trop nombreux, on se connait rapidement. Pour les conversations, pas besoin de jouer aux devinettes : bagnoles ou foot ?

Et puis évidemment il y a les résultats, bravo TeamFooT, surtout les dames,  Guy et  Thierry ! Nous, on n’avait pas d’autre objectif que d’être à l’arrivée, on l’a rempli. Didier a quand même eu envie de faire un peu de calcul : On a dû faire 507,80kms (comme tout le monde en principe) en 13h29 arrêts tourisme compris. Soit une moyenne de 37,66 km/h 

Belle organisation, super weekend, à la prochaine !

Gilles, Didier

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